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Radiothérapie

Le service de radiothérapie du CHU Charleroi‑Chimay, situé à l’Hôpital André Vésale, joue un rôle central dans la prise en charge des cancers. La radiothérapie est, avec la chirurgie et la chimiothérapie, l’un des traitements majeurs des pathologies cancéreuses. Près de 60 % des patients atteints d’un cancer bénéficieront d’une irradiation, à visée curative ou symptomatique .

Chaque dossier est discuté en commission pluridisciplinaire (RCP) afin de garantir une prise en charge personnalisée, cohérente et conforme aux recommandations internationales.

🟦 Une technologie de pointe au service du patient

Le service dispose de deux accélérateurs linéaires permettant d’administrer des faisceaux d’irradiation précis et adaptés à chaque type de tumeur .

Depuis 2024, HUmani s’est doté d’un accélérateur Ethos équipé d’intelligence artificielle, une technologie innovante permettant :

  • des thérapies adaptatives tenant compte des variations anatomiques du patient ;

  • une précision accrue du traitement ;

  • une meilleure protection des tissus sains ;

  • une adaptation quotidienne du plan de traitement .

Cette avancée place HUmani parmi les centres belges les plus innovants en radiothérapie. Il dispose aussi d'une expertise de plus de vingt ans en curiethérapie, pour les cancers de la prostate. 

🟦 Un accompagnement humain et personnalisé

Lors de la première consultation, les patients reçoivent la brochure “Pour mieux comprendre la radiothérapie”, qui explique :

  • le déroulement du traitement ;

  • les effets secondaires possibles ;

  • les mesures de soutien ;

  • les conseils pratiques au quotidien.

L’équipe accompagne chaque patient tout au long du traitement, en collaboration étroite avec :

Chef de service
Dr MEERT Nicolas
Téléphone
Secrétariat :
071/92.09.57
071/92.09.52

Spécialités

Le service possède 2 accélérateurs linéaires destinés à cette intention ; le patient reçoit son traitement via différents faisceaux d’irradiation. L’hospitalisation n’est pas nécessaire ; elle peut s’indiquer en fonction de l’état général.

Avant d’être traité, toute une préparation complexe est nécessaire : simulation, scanner de repérage, délimitation sur ce scanner des zones à irradier et des organes sains avoisinants, plan de traitement et à nouveau simulation de contrôle. L’ensemble de ce travail est réalisé en collaboration étroite entre les médecins radiothérapeutes et les radiophysiciens. Ceux-ci sont en outre responsables du bon fonctionnement des accélérateurs.

Le traitement est délivré tous les jours par des infirmières formées à cet effet.

Pendant l’irradiation, des contrôles de positionnement sont régulièrement effectués sous l’appareil de traitement.

Le service vient de se doter d’un tout nouvel accélérateur qui va permettre d’élargir l’arsenal thérapeutique : développement d’IMRT (Intensity Modulated Radiotherapy)  et d’arcthérapie ; radiochirurgie et radiothérapie en conditions stéréotaxiques ; IGRT (Image Guided Radiotherapy). L’ensemble de ces évolutions conduit à une meilleure protection des organes sains avoisinants la tumeur tout en garantissant le traitement de celle-ci.

Outre la pathologie cancéreuse, certaines tumeurs bénignes, notamment intra-crâniennes, d’accès chirurgical délicat, pourront bénéficier de cette nouvelle technologie de stéréotaxie.

Un appareil de contact-thérapie est encore disponible pour l’irradiation de certaines tumeurs cutanées.

Cette technique consiste à placer des sources radioactives au contact ou dans la tumeur ; ce traitement est réalisé seul ou en association avec la radiothérapie externe. Il est réalisé dans nos locaux spécifiques soumis aux normes de la radioprotection mais, de plus en plus, l’hospitalisation n’est plus nécessaire car nous utilisons la curiethérapie dite HDR, c’est-à-dire en haut débit de dose qui est délivrée en un court laps de temps. Seul un passage en hôpital de jour est  indiqué pour la mise en place du matériel ; ce traitement s’adresse particulièrement aux cancers gynécologiques et parfois pour le sein.

En collaboration avec le service d’urologie, depuis 2005, la curiethérapie pour les cancers localisés de prostate est effectuée avec l’iode 125 ; ce traitement nécessite quant à lui une hospitalisation de 2 jours.

Ce traitement consiste en l’ingestion ou l’injection d’un produit radioactif pour lequel l’hospitalisation est indispensable en chambre protégée, régie par les normes de radioprotection. Ce traitement s’adresse particulièrement aux cancers thyroïdiens (Iode 131).

Le service de Radiothérapie du CHU Charleroi-Chimay s’est doté d’un nouvel équipement de pointe, unique dans la région, permettant d’empêcher l’apparition de dermites, ces affections cutanées qui peuvent survenir pendant ou après une irradiation. Le laser de photobiomodulation est un laser à froid qui est focalisé durant 30 secondes à 1 minute 30 sur la région ciblée.

Si le perfectionnement des équipements dont dispose le service de Radiothérapie du CHU Charleroi-Chimay minimise aujourd’hui l’apparition de ces dermites, celles-ci peuvent malgré tout survenir chez certains types de patients, en particulier les dames à forte poitrine. La région sous-mammaire et la partie latérale du sein (côté bras) peuvent être affectées chez les personnes en traitement pour le cancer du sein. Dans d’autres cas, les muqueuses vaginales et anales peuvent aussi être touchées et donc traitées par le laser de photobiomodulation.

Si la dermite est installée, une séance quotidienne peut être réalisée. A titre préventif, les traitements peuvent s’espacer (2 à 3 fois/semaine), le tout étant intégralement remboursé par la mutuelle.

 

🟦 FAQ 

La radiothérapie est‑elle douloureuse ?

Non, l’irradiation est indolore. Certains effets secondaires peuvent apparaître selon la zone traitée.

Combien de temps dure un traitement ?

De quelques séances à plusieurs semaines, selon la pathologie et le protocole.

Puis‑je continuer mes activités ?

Dans la majorité des cas, oui. L’équipe adapte les recommandations à chaque patient.

La radiothérapie est‑elle compatible avec la chimiothérapie ?

Oui, certains traitements sont combinés selon les recommandations de la RCP.

Quels examens sont nécessaires avant le traitement ?

Un scanner de simulation, parfois complété par une IRM ou un PET‑scan selon la localisation.

 

 

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